A propos

Je suis Susana, maman de deux enfants, entrepreneuse depuis plus de 10 ans, engagée depuis toujours. Dans un premier temps pour l’environnement. J’ai mis l’engagement environnemental au cœur de ma vie personnelle et professionnelle. J’ai notamment cofondé l’entreprise WE DO GOOD et beaucoup travaillé pour une finance plus humaine, éthique et respectueuse de la planète.

Puis, j’ai eu mon premier bébé. Et beaucoup a changé. En plein post-partum, je rédige plus de 60 pages de retour d’expérience pour l’envoyer aux femmes de mon entourage. C’était inacceptable pour moi que d’autres femmes soient dépossédées de leur enfantement et aussi désemparées en post-partum.

J’avais suivi la préparation à la naissance et à un post-natal optimal de Quantik Mama, j’ai décidé de me former avec l’école Quantik Doula au nouveau paradigme des naissances et à l’allaitement avec En Terre de Mères.

Je mets désormais mon énergie au service de naissances plus conscientes et plus respectueuses des mamans et de leurs bébés.

Depuis toute jeune, même si je n’étais pas sûre de vouloir être maman un jour, j’avais déjà rêvé à plusieurs reprises que j’accouchais, que c’était une expérience naturelle, physiologique et magique. Cela était vraiment ancré en moi, alors que moi-même je suis née par césarienne et ma maman ne parle que de souffrance et de douleur quand elle évoque ma propre naissance.

Tôt dans ma première grossesse, je découvre par hasard la possibilité d’accoucher à la maison accompagnée d’une sage-femme, même pour un premier bébé. Cela me parle tout de suite. Je découvre aussi la triste réalité de l’accouchement à domicile en France, de ces (trop) peu nombreuses sage-femmes militantes et de leurs difficultés face au système. J’ai la chance de réussir à trouver une qui accepte de suivre mon projet.

Puis, je découvre que je suis « à risque » : j’ai plus de 35 ans (et donc ce qu’on appelle une « grossesse gériatrique » !) et, surtout, mon bébé est toujours en siège à la fin du dernier trimestre. Exercices, acupuncture, haptonomie, même la version par manœuvre externe… j’essaye tout afin de pouvoir poursuivre mon projet à la maison, sans succès. Mon incroyable sage-femme ne peut plus suivre mon projet initial mais tient à bien me préparer pour un accouchement à la maternité du CHU. Elle m’explique comment je peux faire pour réussir à enfanter de manière physiologique dans un contexte si peu adapté. Avec des professionnel.le.s pas du tout formé.e.s à des naissances par voie basse en siège, et sans péridurale.

‘J’ai eu la chance incroyable de partager le récit de mes naissances dans le podcast L’Ovaire du Décor, au cas où vous aimez le format audio. Malgré notre préparation et un travail qui se déroule plutôt bien et normalement, nous finissons par céder nous aussi aux protocoles : rupture artificielle de la poche des eaux, péridurale, ocytocine de synthèse, puis césarienne. Pendant longtemps j’ai cru que cela m’avait sauvée, à moi et à mon bébé. Cela me permettait de subir les séquelles sans trop me plaindre : j’ai eu mal au dos pendant des mois à cause de la péridurale, les adhérences de la césarienne m’ont empêchée de marcher pendant des semaines, mon démarrage d’allaitement a été vraiment très difficile.

Deux ans plus tard, nouvelle grossesse et un nouveau facteur de risque : je contracte la toxoplasmose au premier trimestre. Moi qui rêvait enfin de concrétiser mon projet de naissance à la maison, je me retrouve dans un suivi hyper médicalisé : suivi en maternité de niveau 3, échographies tous les mois et amniocentèse.

Heureusement, ma super sage-femme est toujours là. Elle me croît quand je lui dis que je me sens bien et capable. Quand tous les facteurs de risque sont écartés (ou quasiment car j’ai toujours plus de 35 ans et j’ai désormais un antécédent de césarienne), elle me suit toujours. Et cet enfantement qui enfin se concrétise à la maison me permet de tout comprendre. Non, mon premier travail n’avait pas été « trop long ». Oui, c’était normal d’être complètement dilatée et que le bébé prenne son temps pour engager sa descente. Car tout cela est arrivé de nouveau. Sans aucune complication. Et un post-partum tout en douceur. A la maternité j’aurais très probablement fini en césarienne de nouveau.

Je me suis dit alors qu’il fallait rétablir la vérité. Entre les protocoles établis pour atteindre le risque zéro (ce qui est impossible) et qui finissent par créer de nouveaux risques. Et la connaissance scientifique dont nous disposons aujourd’hui, ainsi que l’expérience des femmes depuis le début de l’humanité. Je me suis dit aussi qu’il fallait remettre la femme au cœur des naissances. Et mettre le sujet des naissances sur la table des grands enjeux aujourd’hui. Me voilà, ici, avec vous.

Vous pouvez suivre mes aventures d’entrepreneuse  dans mon blog personnel. J’ai aussi partagé mon aventure dans le podcast « Grossesses d’Entrepreneuses« .